Extrait

L’assemblée des gazelles

Numéro 8

QUAND VIENT LE MOIS du milieu de l’automne
Dans nos steppes des troupeaux de gazelles
Venus de toutes parts convergent en un seul lieu
Rassemblant plusieurs milliers de bêtes

Les sommets des collines se couvrent de leur teinte fauve
Et ondoient comme un mirage qui s’étire
Même depuis le plus haut des sommets
On n’en verrait pas la limite

Tous ces animaux qui errent sans but
Vont ici trouver un sens
Déployés sur un espace immense
Le troupeau prend la forme d’un cercle qui s’étire

À l’intérieur de ce cercle compact
Qui s’étire jusqu’à la limite du ciel
Vifs, adorables, les faons
Jouent, gambadent, bondissent

Les insouciantes, les naïves créatures
Tout à la joie du rassemblement et des jeux
Tètent goulûment au pis de leurs mères
Puis se jettent à nouveau dans leurs courses

(…)

G. MEND-OOYO est l’auteur de Les grues – BalladeL’assemblée des gazelles et Les hirondelles, trois poèmes traduits du mongol par RAPHAËL BLANCHIER et à découvrir en intégralité dans les pages du numéro 8 de Jentayu.

Photo © Olloo.mn.