Note de lecture L'Avenir

Je viens de l’horizon

Numéro 10

HANG ACHARIYA est un jeune écrivain et acteur cambodgien. Il est né dans un camp de réfugiés en Thaïlande. Sa vie est marquée très tôt par la guerre et la pauvreté.
Il a écrit une vingtaine de nouvelles, dont sept ont été publiées, parmi elles, Bréviaire de l’amour (គម្ពីរស្នេហា), Une terre en déshérence (ដែនដីអនាថា), Le sang des enfers (ឈាមនរក). Il travaille actuellement à l’écriture d’un « grand roman ».
On retrouve toujours les mêmes thèmes dans ses écrits : anormalité, étrangeté au monde, solitude, violence, misère, aspiration à l’amour.
Certains de ces textes sont fantastiques et doux (il y a de L’accusé1 et du Petit Prince2 dans le conte que nous vous présentons). D’autres, au contraire, sont d’une grande âpreté et empreints de sordide social3.
Chez Hang Achariya, la vie est un « cul-de-sac » (ទាល់ច្រក), les personnages sont « cassés », « brisés » (បាក់ស្បាត), mais demeure toujours en eux le désir d’une sortie, d’une échappée.

HANG ACHARIYA est l’auteur de la nouvelle Je viens de l’horizon, traduite du khmer par CHRISTOPHE MACQUET et à découvrir en intégralité dans les pages du numéro 10 de Jentayu.

1. L’accusé de Khun Srun, un des écrivains cambodgiens majeurs du début des années soixante-dix, influencé par l’existentialisme. La traduction française de cet ouvrage a été publiée par les éditions du Sonneur (Paris, 2018).

2. Traduit en khmer et publié par les éditions du Sipar en 2002.

3.Cf. La scène de viol et de meurtre d’une jeune handicapée dans J’ai oublié que quelqu’un m’aimait (ភ្លេចឱ្យឈឹងថានៅមានមនុស្សម្នាក់ស្រឡាញ់ខ្ញុំ), nouvelle du recueil Bunthoeurn 2017, publiée par les éditions Kampu-Mera, en 2017.

Illustration © Hsu Hui-lan.